ACCUEIL
Janvier • Février
2011
|
MON GRAND PÉRIPLE TRANSCANADIEN : ENTRE RENCONTRES ET CROQUETTES DE POULET
Par Robert Dalton
Traduit par Edward Collister
L’année 2010 est terminée et, tel que promis, j’ai participé à plusieurs assemblées générales annuelles dans presque toutes les provinces. Je crois que ma première responsabilité en tant que directeur général de l’Association des opticiens du Canada est de rencontrer le plus d’opticiens canadiens possible. Et les rencontres avec les membres, malgré les croquettes de poulet et la salade servies dans les aéroports, en valaient la peine!
J’avais des questions qui nécessitaient des réponses. Quelles sont les priorités des opticiens canadiens? Quelles stratégies pouvons-nous adopter pour répondre à ces priorités? Comment peut-on mobiliser les ressources de l’AOC pour réaliser des actions qui répondent à ces priorités? Je voulais savoir ce qu’en pensaient les opticiens.
L’assemblée générale annuelle est l’événement provincial qui attire le plus grand nombre de participants et elle est généralement assortie de sessions de formation continue; dans certains cas, la réunion elle-même donne lieu à des crédits de formation continue. C’était donc le moyen le plus efficace pour moi de prendre le pouls de notre profession. Afin de susciter la discussion, j’ai fait une présentation portant sur les grands enjeux nationaux. Dans certains cas, nous avons organisé des discussions sous forme de table ronde sur des sujets tels que les modifications législatives ou les ventes par Internet. L’objectif était d’encourager l’émergence de nouvelles idées dans un contexte décontracté. L’objectif a été atteint et je suis parti avec beaucoup d’idées en tête.
Certains idéalistes diraient que « le but commun est de promouvoir l’optique au Canada ». Une autre façon d’aborder la question est de se référer à notre énoncé de mission :
Le but de l’Association des opticiens du Canada (AOC) est de protéger et de promouvoir l’intérêt commun de la profession. À cette fin, l’AOC :
- fait la promotion, par tous les moyens légaux et dans l’intérêt du public, de la livraison de produits et de services de la plus haute qualité;
- soutient et fait la promotion des plus hautes normes de formation et d’émission de permis de pratiques des opticiens canadiens;
- crée un forum national qui permet aux opticiens de s’exprimer sur la législation en vigueur;
- publie des revues, des rapports, des dépliants et tout autre document qui soutiennent les objectifs de l’AOC;
- Fait les représentations nécessaires concernant des objectifs qui touchent directement les opticiens canadiens.
Mais la tâche n’est pas facile. Il existe plusieurs opinions divergentes sur les moyens à prendre pour répondre à cette mission. Les opticiens canadiens sont complètement engagés dans la campagne pour promouvoir l’opticien diplômé. De plus, le sondage effectué auprès des opticiens britanno-colombiens lors de leur assemblée générale annuelle révèle que nous devons poursuivre cette campagne. Les opticiens de l’Alberta, du Manitoba et de la Saskatchewan se situent à des degrés d’avancement divers relativement à la législation de la santé. En Ontario, les professionnels sont préoccupés par le manque de réglementation concernant la dispense d’orthèses visuelles ainsi que par le rapport du Conseil consultatif de réglementation des professions de la santé (CCRPS). Je me suis récemment rendu à l’assemblée générale annuelle de Terre-Neuve-et-Labrador où les opticiens s’inquiètent pour leur survie avec l’arrivée d’une compétition non réglementée. Les compagnies qui commercent sur Internet ainsi que leurs pratiques d’affaires constituent une préoccupation importante dans de nombreuses provinces.
Une utilisation judicieuse et efficace des ressources est très importante. La situation serait plus simple s’il y avait un objectif commun et partagé; un seul projet que la profession jugerait comme la plus haute priorité. C’est ainsi que l’AOC pourrait consacrer toute son énergie à atteindre cet objectif.
Mais comment dois-je mettre en application ce que j’ai appris au cours de ces fructueuses réunions? En décembre, je compilerai cette information dans un rapport qui constituera les fondements des recommandations soumises au conseil d’administration de l’AOC.
Vos représentants provinciaux, siégeant au conseil d’administration, déterminent les priorités. Ils se rencontreront en avril 2011 au Nouveau-Brunswick et ils auront à l’esprit les préoccupations et les enjeux qui concernent les membres de l’AOC de leur province.
Cette perspective met en lumière l’importance du choix des personnes qui participeront à ce forum national. Ils doivent avoir une vision, une pensée claire. Ils doivent également être proches des membres de leur province respective. J’aimerais participer aux assemblées générales annuelles de chaque association et organisme de réglementation, mais très sincèrement je suis un peu fatigué de manger des croquettes de poulet… Et puis, vous avez toujours la possibilité de me joindre par courriel ou par téléphone.
Chacun doit partager ses idées avec son représentant provincial afin qu’il puisse les transmettre à l’AOC. En écrivant ce texte à l’aéroport Pearson (Toronto), tout en mangeant des croquettes de poulet et une salade (encore!), je me rappelle que l’Île-du-Prince-Édouard est la prochaine province à mon agenda. Et je me demande comment seront les croquettes de poulet à l’aéroport de Charlottetown… Je le saurai bientôt!
|