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Janvier • Février
2010

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JULIE OUELLET : UN MODÈLE D’OPTICIENNE
Par Isabelle Boin-Serveau


Julie Ouellet

Dans le Mail Cap-Rouge, tout près de Québec, Julie Ouellet nous reçoit avec l’entrain qui la caractérise. Chez Marchand Giguère, on ne tarit d’ailleurs pas d’éloges à son endroit. Nadyne Bouchard la qualifie même « d’opticienne modèle ». Un exemple de dynamisme et d’intelligence auquel viennent s’ajouter de grandes qualités humaines. Une rencontre stimulante...

Native de Ste-Foy, Julie Ouellet évolue au sein d’une famille traditionnelle et stable. Son père est ingénieur informatique et sa mère s’occupe de la maison et de la fratrie constituée de trois enfants. C’est au secondaire que la jeune fille commencera à porter des lunettes : « J’étais contente d’en avoir besoin! ». De fait, elle s’intéresse déjà au domaine de la santé et entamera des études en sciences pures au cégep. Son objectif? Faire son entrée à l’École d’optométrie de Montréal. Elle essuiera un refus qui ne l’empêchera pas de vouloir poursuivre dans le domaine de l’optique : « C’est grâce à Caroline Rouleau, directrice chez Lunetterie New Look, que j’ai décidé de suivre le cours en orthèses visuelles pour devenir opticienne. »

Une voie bien tracée

En 1993, âgée de 19 ans, Julie Ouellet quitte le nid familial pour le Collège Édouard-Montpetit à Longueuil : « Ces trois années ont été une formidable expérience! » Étudiante brillante, elle remportera deux années consécutives une Bourse d’excellence académique de la Fondation Desjardins. Elle fera son stage chez Lunetterie New Look et avoue « avoir tout appris de Mario Pageau ». Durant ses études, Julie Ouellet engrangeait de l’expérience dans les bureaux du réseau à Québec : « J’ai aussi eu la chance de recevoir des enseignements de professionnels tel que Benoît Pineault. »

À la fin de ses études en 1996, Julie Ouellet travaille toujours pour la même compagnie en tant qu’opticienne « volante » dans la région de Québec : « Quand on commence, c’est un privilège de pouvoir s’inspirer des expériences des autres opticiens avec lesquels on travaille. » L’idylle entre Lunetterie New Look et la jeune opticienne se brisera cependant deux ans plus tard, en 1998 : «Une restructuration a entraîné un changement dans mon poste. » C’est alors qu’un de ses amis l’informe que Richard Giguère opticien (récemment baptisé Marchand Giguère) est à la recherche d’une opticienne et qu’il transmettra sa candidature. Julie Ouellet le confesse : « J’étais gênée de laisser Lunetterie New Look et je ne crois pas que je l’aurais fait de moi-même. Je savais que j’étais appréciée mais les nouvelles conditions d’horaire ne me convenaient pas. » Sa rencontre avec Nadyne Bouchard de chez Giguère a définitivement scellé son destin : « Nous nous sommes tout de suite bien entendues! »

L’acquisition de compétences complémentaires

Parallèlement à son engagement dans l’optique, Julie Ouellet décide d’élargir ses horizons et de compléter une formation qui lui permettrait de grandir dans l’entreprise. Son choix s’est porté tout naturellement vers un baccalauréat en administration des affaires : « J’ai commencé par un certificat en enseignement téléuniversitaire. Et en six ans, j’ai complété mon baccalauréat tout en poursuivant ma carrière d’opticienne. » Depuis son arrivée, Richard Giguère a su reconnaître son potentiel et va lui confier des responsabilités en ce qui a trait à la gestion des ressources humaines : « Il m’a donné des tâches de supervision de succursales. J’ai aussi pu organiser des rencontres avec les employés et depuis tout récemment, j’ai la chance de participer aux réunions de gestion. » Son titre, au sein de l’entreprise qui a changé de structure avec l’acquisition du Groupe Marchand, est responsable de l’évaluation et de l’intégration des employés. Et les défis ne manquent pas pour Julie Ouellet au sein d’une organisation qui vient de prendre une telle envergure au Québec.

Malgré son bagage académique en administration des affaires, Julie Ouellet concède « qu’elle n’a jamais été proche de se lancer en affaires. Je pense que je n’ai pas assez de flair pour entreprendre ce type d’aventure. En fait, je me sens plus à l’aise dans le domaine des relations humaines et du coaching ». Ce qui ne l’empêche pas d’être une très bonne vendeuse sans avoir à subir « la pression de l’entrepreneur»...

Un horizon parsemé de défis

Loïc, son garçon de 4 ans et demi, ne l’empêche pas de se donner à fond pour l’entreprise. Elle précise d’ailleurs « j'ai un conjoint extraordinaire qui m'encourage toujours dans ma carrière! ». Avec Marchand Giguère, elle entrevoit « plein de choses à accomplir avec cette belle alliance entre opticiens et optométristes ». Grâce à ses mentors, Nadyne Bouchard et Richard Giguère, Julie Ouellet ne s’est jamais sentie aussi en confiance : « Ils m’ont toujours donné des responsabilités avant même que je les demande. J’entreprends actuellement un cours de formatrice pour être accréditée… un cours que je prends, comme d’habitude, par correspondance! » Elle n’oublie pas non plus le rôle important qu’a joué Suzanne Girard : « En tant que directrice des ressources humaines chez Giguère, c’est elle qui m’a coaché et selon moi, elle représente un modèle d’équilibre de vie. »

Le dada actuel de Julie Ouellet? L’intégration des nouveaux employés qui exige le partage de la philosophie de l’entreprise. Elle prend sous son aile le nouvel employé pour qu’il puisse vraiment se souder à l’équipe : « Mon bac m’a certes donné des bases techniques, mais la part d’instinct est aussi importante. » Julie Ouellet soulève combien il est important d’intégrer des jeunes au sein du groupe : « C’est toujours un vent de fraîcheur qu’ils apportent et j’adore travailler avec les stagiaires! » Elle rappelle d’ailleurs que les candidats opticiens qui ont la passion de la vente, du service à la clientèle, du professionnalisme et qui font preuve de charme et d’entregent, sont assurés de réussir leur parcours dans le domaine.

Pour l’heure, Julie Ouellet campe sa carrière dans l’entreprise avec une belle assurance tout en continuant à exercer sa profession à Cap-Rouge : « J’adore être sur le plancher parce que l’on ne fait jamais la même chose et que l’on doit s’adapter sans cesse à la clientèle. C’est la meilleure façon de nous dépasser! » Et en matière de dépassement, Julie Ouellet fait vraiment figure de modèle…