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Mai • Juin 2009



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DANS L'OEIL DU GÉNIE HUMAIN
Par Isabelle Boin-Serveau


En temps de récession et de morosité, rien n’est plus enthousiasmant que de partager quelques instants en compagnie d’un génie humain. L’entrevue exclusive que nous a accordée Bernard Maitenaz, l’inventeur des verres progressifs Varilux, fait partie de ces rencontres d’exception. Une rencontre d’autant plus stimulante qu’il est rare aujourd’hui de côtoyer les inventeurs qui ont transformé notre vie de tous les jours…

C’est à l’occasion des 50 ans de Varilux que la société Essilor a entrepris une célébration pancanadienne soulignant l’invention des verres progressifs en compagnie de son concepteur. L’impact de sa découverte peut très facilement être suivi du mot révolutionnaire, tant ses effets ont permis de faciliter la vision quotidienne de millions de presbytes à travers le monde.

Bernard Maitenaz n’est pas un innovateur mais bel et bien un inventeur. La différence? Le passage à l’acte : autrement dit, la réalisation tangible d’une idée. La force du « père » des verres progressifs aura été son souci constant de créer parallèlement à son invention des machines capables de la reproduire à l’infini. Il le souligne avec fierté : « Mon appartenance à la société Essel (ex-Essilor) aura été un facteur déterminant dans l’application de mon idée. » D’ailleurs, Bernard Maitenaz cultive vraiment l’esprit « maison » puisqu’il n’a jamais quitté Essilor depuis plus de 60 ans. À 83 ans, il est encore aujourd’hui très actif et assume avec un bonheur évident le rôle de président d’honneur. Son secret de longévité? Le désir inextinguible de satisfaire son insatiable curiosité intellectuelle.

Nous souhaitons à tous nos enfants un destin aussi fantastique que celui de Bernard Maitenaz… Mais pour l’heure, nous nous sommes attardés sur les façons de mieux appréhender le service auprès de cette clientèle. Les quelques opticiens qui s’y consacrent abondent tous dans le même sens : ce service exige expérience et patience. Et le sourire d’un enfant qui peut enfin voir la vie n’a vraiment pas de prix!

Outre les chroniques habituelles, nous publions dans ce numéro un article fort intéressant du Dr Jean Milot sur des lunettes à béquilles. Il nous plonge ainsi au milieu du XXe siècle, à l’époque où des patients canadiens français atteints de myopathie héréditaire et familiale ont porté de bien étranges lunettes.

En ce printemps naissant, je vous souhaite une bonne Revue!