ENSEMBLE, NOUS SOMMES FORTS
Par Mary Field
Traduit par Edward Collister
Depuis un an, l’Association des opticiens du Canada (AOC) a consacré beaucoup de temps et d’efforts à réviser ses structures et ses objectifs, et ce, afin d’améliorer ses services aux membres. Nous vous offrons deux types de services : assistance et leadership.
Les services d’assistance visent à vous soutenir quotidiennement pour des sujets tels que les assurances, la formation continue et le service-conseil. Lorsque vous nous appelez, quelqu’un est là pour vous répondre et pour vous conseiller. Ces services ont été développés à la suite des demandes exprimées par les membres.
L’AOC croit qu’il répond adéquatement aux besoins de ses membres. La formation en constitue un bon exemple, puisque les opticiens nous ont demandé d’assurer une offre de formation continue, composée de plusieurs choix de cours, à des prix abordables, faciles d’accès et dont le contenu est de qualité. Au cours de la dernière année, l’AOC a ainsi développé plus de 130 modules de formation offerts à distance. Nous avons élagué le matériel désuet et avons ajouté du contenu traitant de sujets connexes aux lunettes. Nous avons également effectué les représentations nécessaires auprès des comités d’assurance-qualité des organismes de réglementation en ce qui a trait à l’apprentissage autodirigé. Ce type de formation permet aux opticiens œuvrant dans des régions éloignées de choisir les sujets qui les intéressent, de développer leurs propres plans de formation et de bénéficier d’une expérience enrichissante.
Cependant, les services d’aide et de conseil seront d’autant plus appropriés et pertinents si vous nous informez de vos besoins. Faites-nous part des sujets que vous aimeriez voir développer. Faites-nous également savoir si vous connaissez un conférencier qui serait intéressant d’inviter. Faites-vous entendre! Nous étudierons sérieusement vos suggestions en essayant de les concrétiser.
Il est possible que vous ne puissiez pas voir et apprécier le rôle de leadership exercé par l’AOC. Le leadership se manifeste en anticipant les besoins de la profession et inclut le développement de réseaux, la cueillette d’information, l’analyse de tendances et la construction d’une crédibilité au sein de la communauté professionnelle. Il est parfois difficile d’apprécier les résultats de ces efforts, car plusieurs années de travail peuvent être requises avant de récolter un bénéfice ou un résultat.
Par exemple, en 2000, l’AOC recevait des appels d’opticiens concernant la vente de lentilles cornéennes de couleur dans des pharmacies, des bijouteries et des salons de tatouage. L’AOC n’était pas la seule à recevoir de tels appels; plusieurs ordres professionnels ou organismes de réglementation ont été informés de ce qui ressemblait à de la vente illégale de lentilles cornéennes. Les démarches entreprises par l’AOC lui ont permis d’apprendre que le manufacturier de ces produits a bénéficié d’une décision de Santé Canada visant à changer la classification « instruments médicaux » pour celle de « produits cosmétiques ». Depuis, et à la suite de plusieurs rencontres avec Santé Canada et avec la collaboration des deux autres associations professionnelles en santé visuelle (soit huit ans plus tard), nous pouvons dire qu’un certain progrès a été réalisé. Pour d’autres renseignements relatifs à ce dossier, visitez le site Web de l’AOC à l’adresse www.opticians.ca. Ce type de démarche requiert beaucoup de temps et d’énergie et si les résultats ne sont pas immédiatement visibles, cela ne veut pas dire que nous cessons pour autant nos efforts.
L’AOC croit que le contexte actuel exige un fort leadership pour faire avancer la profession. Nous ne pouvons nous permettre d’être complaisants, ni de croire que les façons actuelles d’exercer notre profession survivront dans le temps. Il est évident que de nouvelles formes de vente verront le jour. Quelqu’un trouvera toujours une autre manière de séduire le consommateur.
Quelles seront ces nouvelles formes? L’opticien, en tant que professionnel de la santé visuelle, continuera d’œuvrer seulement si les opticiens identifient les changements nécessaires et travaillent ensemble pour les instaurer. Mais pourquoi changer? Voici quelques-unes des raisons.
Les gouvernements modifient leur approche vis-à-vis de la réglementation des professions. Présentement, il existe une tendance forte à l’effet que l’intérêt du public serait mieux desservi grâce à l’assouplissement des réglementations. Le dialogue semble s’ouvrir davantage sur la collaboration entre les professionnels dont les champs d’exercice se chevauchent. Comment se traduira cette collaboration? Les opticiens pourraient en bénéficier, mais participeront-ils à l’élaboration d’un nouveau modèle? Seront-ils des partenaires à part entière avec les autres professionnels de la santé visuelle? Est-il vraiment possible d’instaurer une relation de collaboration entre tous les professionnels de la santé visuelle?
Les opticiens ne sont pas d’accord avec la vente de lentilles cornéennes et de lunettes sur Internet. Le College of Opticians of British Colombia a entrepris un recours juridique contre un fournisseur qui vend ses produits sur le Web. Est-il possible de mettre un frein à ce type de commerce? Sinon, quelles mesures pouvons-nous entreprendre pour contrer la perte engendrée par la vente en ligne?
Même après un demi-siècle de réglementation de la pratique des opticiens au Canada, la population ne comprend toujours pas le rôle important qu’occupent des opticiens dans le domaine de la santé visuelle. Le consommateur semble davantage motivé par le prix et l’accès facile plutôt que par la qualité du service et des conseils. Cette incompréhension et le manque d’appréciation du travail de l’opticien contribuent à la dévalorisation de sa profession. Ensemble, nous devons travailler à changer cette perception.
Sur le plan national, les opticiens canadiens sont bien représentés par l’AOC, la National Association of Canadian Optician Regulators (NACOR) et le Opticians Council of Canada (OCC). Mais tous les efforts déployés par ces associations ne porteront fruit qu’avec l’appui massif de leurs membres. Une profession ne peut être forte que si tous ses membres y participent activement. Pour que l’image des opticiens canadiens grandisse dans la perception du public, il faut que chaque professionnel dans chaque province, ville, village ou hameau se mobilise. L’AOC peut développer des modèles pour vous soutenir dans une démarche de sensibilisation adaptée à votre milieu, mais vous devez faire d’abord votre part!
Maintenez le contact avec nous! Exprimez vos besoins et partagez vos informations! Engagez-vous dans vos associations provinciale et nationale! Winston Churchill a dit : « Changer est le prix à payer pour survivre. » Un changement collectif exige de la préparation, de la vision et de la participation. Parce qu’ensemble, nous sommes forts!