Le monde de l’optique n’en finit pas de voir grimper sa courbe économique, peut-être même au-delà de ses espérances les plus folles. Et le rapport que vient de publier le Global Industry Analysts sur les ventes de lunettes dans le monde confirme la tendance en prévoyant une progression qui devrait atteindre les 3 milliards d’unités en 2010. Autant dire demain…
Une perspective qui se justifie par le vieillissement de la population, par l’accroissement des personnes atteintes d’amétropie parmi les plus jeunes et par le nombre grandissant d’individus qui se consacrent désormais aux activités de plein air tout au long de l’année. Car la demande de solaires explose littéralement, non seulement pour se conformer à un phénomène de mode et affirmer son image, mais aussi pour obtenir un confort et une protection contre des rayons UV rendus encore plus pernicieux par la détérioration de la couche d’ozone. Autant de facteurs gagnants qui poussent les consommateurs très sensibilisés à exiger des professionnels de la vue des produits adaptés à leur mode de vie.
Depuis les 15 dernières années, les études démontrant les effets pervers du rayonnement solaire sur l’œil humain se sont multipliées. Parallèlement, les nouvelles technologies utilisées dans le domaine de l’optique permettent aux manufacturiers de proposer aujourd’hui des lentilles solaires qui assurent aux porteurs une protection maximale. Les verres polarisés ont la cote et les photochromiques ont le vent en poupe. Quant aux teintes privilégiées, le gris et le brun se partagent le haut du sommet. De fait, la vaste gamme de lentilles solaires présente sur le marché réclame du professionnel de la vue une connaissance accrue des besoins particuliers de sa clientèle. Pour preuve en forme de clin d’œil : la société japonaise Yumetai a poussé plus loin encore dans la nouveauté en commercialisant des lentilles bleues pour des porteurs qui voudraient perdre du poids! Et, avis aux amateurs, ces prétendues lunettes diététiques 食事制限・青色サングラス sont vendues sur le site japonais qui requiert une parfaite connaissance des kanji…
Ce numéro vous donnera l’occasion de faire un saut de l’autre côté de l’Atlantique avec Gino Cormier, opticien de Cap-des-Meules, qui, l’an dernier, a décidé de partir à la rencontre de la lunetterie française. Il nous fait partager l’enthousiasme qu’a soulevé son périple. Vous pourrez aussi découvrir l’univers très bigarré de Pierrette Thériault, une peintre acadienne atteinte de rétinite pigmentaire, qui a ouvert les portes de son atelier le temps d’une entrevue.
Enfin, ce numéro fourmille d’informations diverses sur les suppléments antioxydants, les effets secondaires des médicaments ophtalmiques, les prêts à taux prescrits, la vision du peintre Degas, les nouvelles de l’Association des opticiens du Canada et la chronique Motivation qui pose une vraie question : «Et si c’était à refaire ?».
Bon soleil et bonne Revue !